1. Se sentir ridicule

J’ai eu souvent l’occasion de parler avec mes élèves qui pour la plupart sont timides et dont certains ont été diagnostiqués comme atteints de phobie sociale. J’ai pu constater que la phrase qui revient le plus souvent lorsqu’on parle d’un blocage qu’il s’agisse de prise de parole quotidienne, en réunion, de soirées entre amis ou d’exercices de théâtre est « je me sens ridicule ». Je me souviens parfaitement avoir lu l’excellent livre de Marshall Rosenberg « Les mots sont des fenêtres, ou bien ce sont des murs ». J’ai admiré sont travail sur la communication à soi-même, la bienveillance que l’on doit se porter. Je recommande à chacun de le lire.

Mr Marshall Rosenberg, donc, explique qu’il y a souvent confusion entre les sentiments et les interprétations mentales. En effet, le verbe « sentir » nous sert fréquemment à exprimer des interprétations mentales plutôt que des sentiments. Et c’est absolument le cas lorsque l’on se sent « ridicule », on exprime une crainte d’être jugé par les autres ou soi-même. Ce que l’ont ressent est donc simplement de la peur et cette peur, il est possible d’en trouver l’origine. Prendre conscience que l’on ressent de la peur et non du ridicule est un premier pas considérable.
Je précise que je crois que la peur est une émotion saine qui  a une mission essentielle: aider soit à fuir une situation dangereuse soit à trouver l’adrénaline suffisante pour y réagir. Seulement voilà, cette peur-là paralyse et il est bon de la comprendre pour pouvoir défaire le blocage et « oser ». Je n’ai pas dit que c’était facile et puisque c’est généralement dans l’enfance qu’on trouve l’origine de ces peurs, elles sont là depuis longtemps et ont bien l’intention d’y rester. La première chose à faire? Observer. Je n’ose pas parce que j’ai peur. Je souhaite oser, il faut que j’entraine mon corps à se relâcher pour délier peu à peu et élargir mon champ d’action. C’est ce que nous faisons en cours en travaillant d’abord sur le relâchement et le bien être ensuite sur des petits exercices d’expression dans un cadre ultra-bienveillant. Je ne vous suggère pas, bien sûr, de reproduire tous les exercices farfelus devant des collègues de travail médusés qui risqueraient fort de vous trouver « étrange ». Oser lâcher son regard sur soi et aller vers le plaisir simple de rire et s’amuser ensemble permets de relâcher une partie de cette tension à l’extérieur.

A « je me sens ridicule », je laisse donc la personne s’interroger sur ce qu’il ressent. La peur? une culpabilité à aller vers un plaisir enfantin? Chacun garde sa réponse et peut travailler tranquillement sur sa peur: par le théâtre, par des expériences de sortie, par des challenges…
Personnellement, je propose le théâtre. 😉

Si vous le souhaitez, vous pouvez m’y retrouver, pour les infos vous pouvez suivre les liens du « cours de théâtre à l’usage des timides » à Paris (lundi, mardi, mercredi) ou à Antony (vendredi, samedi)

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*